405ème
Quatre, sans la cinquième
Dans un monde pas si lointain un nouveau sport fait fureur, il s'agit des Air trecks, des rollers ayant deux grosses roues plus un petit moteur très puissant, permettant de faire des figures incroyables dues à l'énorme propulsion. Les personnes qui les utilisent se font appeler les Storm Riders.
Les meilleurs se sont nommés Rois. Ils sont des Riders hors pairs, les meilleurs de tous. Mais un jour, les huit Rois disparurent d'un coup, ne laissant aucune trace.
Dans ce monde, cinq filles se connaissent depuis toutes petites. Seulement, l'une d'entre elles a dû déménager loin de ses amies. Malgré la distance, elles réussirent à garder contact. Après cinq ans de séparation, elles se retrouvent enfin. Mais le lycée où elles se trouvent n'est pas des plus tranquilles, à cause d'un gang qui se fait appeler Shinobi, dont le chef est Sasuke, un garçon cruel qui s'est fixé un but : réussir à avoir pour esclave, Sakura Haruno, une de ses amis d'enfance, connue pour ses exploits au football, ses gaffes, ses retards et surtout pour sa beauté, elle est la seule fille qui n'est pas tombée sous son charme car elle aime déjà quelqu'un d'autre.
Mais tout cela a-t-il un rapport avec les huits Rois ?
* ~ *
Chapitre 1
« La vie n'est pas belle sans une pointe de folie »
By Hélène Z.
« A : tema405@messenger.com - hina405@messenger.com - teni405@messenger.com - nini405@messenger.com
De : saku405@messenger.com
Objet : Coucou !!!
Salut les filles !
Vous allez bien ? J'espère que oui ! Vous savez quoi ? J'arrive samedi à 14h !! J'espère que vous passerez me prendre, c'est le vol CZ405 en provenance de Shanghai avec Gaara !!! Coïncidence ? En tout cas, la chance est avec moi.
Gros bisous à toutes !
Sakura-chann ! »
Je cliquai sur "Envoyer" puis ceci étant fait, je m'adossai contre le banc en métal de l'aéroport et regardai piteusement mon sac de voyage. Il était d'un rose vif qui jurait affreusement et affligamment avec mes cheveux roses. C'était sûr, Deidara n'avait aucun goût. Je rangeai son ordinateur portable, qui malheusement était d'un rose pâle. Mais qu'est-ce qu'ils avaient à m'acheter des choses qui "concordaient" avec mes cheveux roses. C'était la même chose à l'époque de mes six ans. Deidara m'habillait de la tête aux pieds avec du rose. C'était vraiment une époque horrible.
Pfff ... Pardon, je ne me suis pas présentée. Je suppose que vous aviez pleins de questions non ? Je sais, je n'ai pas une vie habituelle. Je m'appelle Sakura Haruno et j'ai dix-sept ans. Je suis en deuxième année de lycée, enfin j'étais jusqu'à ce que je sois envoyée à Tôkyô, j'ai réussi à convaincre Sasori. Comment ? Hum, bonne question, surtout quand cela est posée à moi. Hé bien, hum hum ... je me suis faite renvoyée de tous les lycés dans lesquels j'étais en Chine, que ce soit le plus grand lycée du pays, au plus petit, tous sans exceptions, je n'ai aucune pitié à me bagarrer, à sécher les cours ou à martyriser les professeurs, enfin ceux que je n'aimais pas. Ca ne me fait ni chaud ni froid, sauf à Deidara ... Le pauvre, je leur en ai fait subir des choses, Sasori aussi, même s'il n'était pas très présent, et même Gaara.
Donc, c'est pour cela que j'ai été renvoyé au Japon, dans ma ville natale, Tôkyô. Avec Gaara bien sûr ! Sasori ne voulait pas que j'y aille seule. Mais je plains sincèrement Gaara. D'ailleurs où est-ce qu'il était passé ? J'espère qu'il ne s'est pas perdu dans les toilettes ! Il en met du temps je trouve ! Plus de dix minutes ! Si d'après ce que j'ai lu dans un journal, il a dépassé la moyenne des trentes secondes de toilette. Qu'est-ce qu'il y a ? C'est vrai non ? En moyenne une femme prend quarante-cinq secondes et un homme environ trente. Et Gaara l'a dépassée de neuf minutes et trente secondes. Je suis très pointilleuse.
Je regardai d'un oeil morne l'heure digitale affichée par le panneau des départs de vol. Il faisait une chaleur étouffante. Je pris ma bouteille d'eau et la vidai d'une traite. Crotte de lapinous ! J'ai envie d'aller aux toilettex maintenant ! Ah c'est bon, je vois Gaara. Il avançait vers moi avec une tête à faire peur. Je vous promets, je n'ai rien fait, il est comme ça tout le temps. Il était là, devant moi. Ses cheveux d'un roux foncé flamboyant, son tatouage "Amour" sur son front, et ses yeux cernés de noir, c'était bien Gaara ... qui ne s'était apparemment pas perdu dans les toilettes ...
- Hey Gaa-chan ! J'ai cru que tu t'étais paumé dans les WC !
Regard de tueur .. Okay ..
Il haussa les épaules avec un regard indifférent.
- On part quand ? lâcha-t-il au bout d'un moment.
Record enregistré aujourd'hui à onze heures et trois minutes, Gaara a dit trois mots.
Au moins, il avait l'effort de le demander. Ses paroles étaient tellement rares que je les notais soigneusement. Gaara parlait très rarement ...
- Dans trentes minutes. L'enregistrement a été fait. Heu, ben, je vais au toilette moi aussi, dis-je pour m'échapper de l'atmosphère pesante.
Réponse affirmative. Aucun danger, je peux y aller. En même temps, je profiterais pour faire une pause cafèt, à Starbucks. J'adore ce coffee, j'adore leur vanilla latte et leur frapuccino. Surtout quand je mets beaucoup de poudre de cacao. J'arrête de divaguer là, parce que je dois vraiment faire pitié de fantasmer sur un café. En chinois, on dit ka fei ... oui c'est bon, je me tais !
Bref, j'enlevai le machin rose qui me servait de veste et le mis dans mon sac. J'avais trop chaud. La climatisation de l'aéroport a surement fait un gros bug, mais bon, maintenant, j'ai froid ... Malin ... Bah tant pis, je préfère mieux avoir froid que chaud.
Maintenant, petit tour aux toilettes ... Flûte ! Quelle queue ! Bah tant pis hein ? Gaara va attendre encore plus longtemps. Et quand il va paniquer, il va venir dans les toilettes pour femme ... Hihi ... Je suis sadique ...
Je fais un sourire tellement bizarre, qu'une vielle me regarde comme une folle. Mentalement, je lui fis un fuck et à l'extérieur, lui fit un joli sourire hypocrite. M'en fous, c'est ma tête et j'en fais ce que je veux ! Juste après, je partis faire un Starbucks. Cela fait plus de vingt minutes que j'avais déserté la place qui se trouvait juste à côté de Gaa-chan. Encore quelques minutes et il va paniquer .. Je me demande ce qu'il va faire ...
Alors, j'étais tranquillement assise sur le comptoire du coffee et les haut-parleurs grésillèrent ...
« Nous cherchons Mademoiselle Haruno Sakura qui s'est perdue dans les toilettes des femmes. Nous cherchons Mademoiselle Haruno Sakura qui s'est perdue dans les toilettes des femmes. Elle a des cheveux roses et portent des vêtements entièrement roses. Merci de la retrouver ... »
Oh mon Dieu !!!! Je f*ck le Dieu qui est là haut !!!! Je le f*ck !!!!! je vais le trucider ce Gaara !!!! Je vais le tuer ! Je vais l'égorger ! En plus, tout le monde me regarde ! Pourquoi je suis la seule fille sur tout le continent asiatique à avoir des cheveux roses ET à avoir des vêtements tout roses !!!! Pourquoi moi ? Je promets d'être sage – à voir – de ne plus sécher les cours – hum ... – de ranger tous les jours ma chambre – mon cul oui ! – et ne plus être folle – c'est comme m'arracher la moitié de mon coeur, l'autre, c'est mes amies - ...
Je suis tellement attérée par l'annonce, que je commence à m'étouffer. Cela accentue les regards sur moi. Doux Jésus ! C'est trop méchant ce qu'il vient de faire là ! Je vais le décapiter à coup sûr !!!
Je sors donc en rogne du coffee – mais avec classe - , en emportant bien sûr mon frappuccino. Les clients me regardent toujours .. Je suis sûre à 100% qu'ils se disent que je suis folle. En même temps, il y a des doutes, n'est-ce pas ? Ben, je suis honnête non ? Je le dis franchement.
C'est en quelques minutes que je rejoins Gaara. Il est tranquillement assis sur le banc en métal – qui fait froid aux fesses, surtout quand on est en jupe – et lit un journal. Je m'avance devant lui et pose mon sac rose. Quelques secondes plus tard, il daigne enfin à lever les yeux sur moi. C'est avec un air blasé qu'il me regarda, tandis que moi, j'étais tellement énervée que je me fichais complètement s'il allait être en colère ou pas.
Les colères de Gaara étaient historiques. De un, cela commençait par un regard de tueur. De deux, tu es paralysé, de trois, tu es mort ... Dans tous les sens du termes.Que se soit proprement dit, ou au figuré. Dans ce cas là, je te conseille vivement de courir le plus vite possible –je suis très rapidement passée pro dans ce domaine –, de ne pas te retourner et de te cacher pendant une semaine, jusqu'à ce que sa colère se soit retombée.
Non, sérieux, c'est un conseil d'ami ...
- Pourquoi tu as fais ça ? m'exclamai-je super en colère.
- Hn ...
- Tsss ... C'était vraiment méchant ce que tu as fais !
Alors pour pousser un peu plus la chance irréelle que je n'avais pas, je dis haut et fort.
- Crotte de pois chiche va !
...
... Passage censuré ...
...
L'avion décolla. J'étais complètement morte et je grelottais de froid à cause de la climatisation qui marchait à fond. Vous voulez savoir ce qui m'est arrivée ? Non, c'était trop horrible ! Je ne traiterai plus jamais Gaara de crotte de pois chiche .. Vous savez que les pois chiches ne font pas de crottes d'abord ? C'est injuste ! Je ne l'ai même pas traité en vérité !!! C'est vrai quoi ! Il m'a mouillé pour rien avec la fontaine de l'aéroport, il m'a balancé des cacahuettes pour rien, il m'a frotté la tête pour rien et m'a obligé à jeter mon frappuccino pour rien !!! MON FRAPPUCCINO !!!! Vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? La vie est injuste ! Mon frappuccino adoré ! On en aura vécu des moments heureux. Le jour où le serveur boutonneux du coffee me l'a donné, jusqu'au moment ou Gaa-chan m'a obligé à le jeter à la poubelle. Mon frappuccino adoré !!!! Bouhhhh ...
C'est avec un air boudeur que je regardais l'avion quitter le sol chinois. J'ai envie de ne rien faire ... Gaa-chan lit toujours son journal. Qu'il reste dans son coin ! Je n'ai plus envie de l'embêter pour rien ... Bouh ... Je vais mourir d'ennuis dans cet avion pourri ! Ah je vais voir ce qu'il y a dans la pochette en dessous de la tablette. Hum, un sac anti-vomi ... Je regarde qui peut éventuellement vomir dans cet avion .. Mince, personne, ah si, un mec un peu palot juste derrière moi, perso, je dis qu'il n'a pas de chance de m'avoir devant lui.
Whoua, il a un de ces regards ! On dirait Sasuke, mais en plus morbide ! Beurk ... je me rappelle la tête qu'il avait fait, le jour où je me suis mise à la cuisine et quand il a goûté à un morceau de mon gâteau raté ... Une vraie catastrophe ! Il avait eu une indigestion à cause de moi. En même temps, je crois que c'est parce que j'avais fait un gateau aux avocats.
C'est donc, avec mon sac anti-vomi que je l'aborda :
- Hey salut ! Tu as besoin d'un sac pour vomir ?
J'ai constaté que pour 90% des cas, le mot « vomi » faisait envie de vomir, surtout quand on en rajoutait.
Il me répondit négativement. Je décidai de continuer.
- Tu sais, ça serait pas très bien si tu vomissais dans l'avion, surtout que tu n'as pas ton sac à porté de main ! Ca giclera sur la vitre et sur ton voisin – qui nous regarda avec un air apeuré – et ça puera dans tout l'avion. Donc, je te conseille vivement de prendre ce sac. De plus, c'est pas joli de voir des morceaux de nouille ou de riz – plat nationale de la Chine – flotter dans ton suc gastrique. Et rien que l'odeur ! Beurk ! Tu auras encore plus envie de VOMIR. Tu auras un goût d'acide dans ta bouche et ça empestera ! Tu es déjà un peu pâle, ça va ? Tu en es sûr ? Je ne pense pas. Tu pourras vomir à tout moment, et je n'ai pas envie d'en recevoir. Non, sérieux quoi, c'est déguelasse de vomir en plein avion ! Certaines personnes ont le mal de l'air et je pense que toi aussi. Non ? J'ai raison ? Imagine, le liquide beige ou marron, comme tu veux, partout à côté de toi. Beurkeuhhh ! Ca provoquera un vomi général. Je pense que tu n'as pas envie que ça se produise non ?
- Heu ...
- Et puis, juste pour deux heures d'avion, tu peux bien tenir un sac dans ta main non ? Tu ne veux quand même pas que je t'appelle Vomito pendant tout le trajet ? .... Blablabla ...
Autre part
Une jeune fille, blonde, marchait à toute allure à travers les couloirs. Elle s'appelle Ino Yamanaka. Connue pour ses disputes avec le jeune Kiba Inuzuka et son frère, Konohamaru, elle était d'une splendeur presque surnaturelle, telle une fée. Ses cheveux d'un blond platine, attaché en une parfaite queue de cheval, se balançait avec allégresse le long de ses pas pressés. Elle les entretenait soigneusement et en était très fière. Le premier qui osait la critiquer recevait une bon coup de cheveux. Comme Kiba ...
A ce nom, ses poings se serrèrent. L'envie lui démangeait de frapper quelque part. N'importe où ... Même le mur, ou le petit avec des lunettes ... C'était qui déjà ? Ah oui, le copain de Konohamaru ... Konohamaru ... Ce nom résonnait dans sa tête comme un signal d'alarme ... Ca voulait dire qu'il était quelque part dans les alentours ...
- Hey la truie ! cria une voix enfantine.
Titit titit titit titit titit titit titit titit
Son radar était toujours aussi infaillible. Ne pas se retourner, passer son chemin ... Sinon c'était la boucherie assurée. Voyant de loin ses trois amies, elle se mit à courrir vers elles. Enfin une lueur d'espoir. De toute façon, Konohamaru avait trop peur de Temari qui était la capitaine du club de karaté. Celle-ci était une véritable terreur du lycée. La rumeur courrait comme quoi elle avait castré un pauvre élève de troisième année quand elle était en première année. Cela lui procurait une grande satisfaction quand un élève lui demandait si c'était vrai ou pas. Dans ces cas-là, elle lui répondait un oui avec un sourire carnassier. Et l'autre s'enfuyait en courant ...
- Hey les filles !!!! cria Ino en accourant vers elles.
- Qu'est-... ce qu'il .. y ... a I .. Ino- ... chan ? begaya Hinata surprise par son arrivée si brusque.
- Vous avez lu vos derniers mails ?
- Ben non, marmonna Tenten. Tu sais très bien que je ne peux pas ...
- Oh Tenten ... soupira-t-elle en la regardant avec compassion.
- Oh c'est bon ! maugréa celle-ci. Qu'est-ce que tu voulais dire ?
- Ah oui c'est vrai !
Ino sortit une feuille pliée en quatre, de sa poche. Et d'un geste gracieux, elle donna un petit coup pour lisser la feuille. Hinata, Tenten et Temari, s'approchèrent, intéressées.
Ino Yamanaka était une fille de dix huit ans qui adorait être l'attention de tout le monde. Elle était un peu narcissique sur les bords, mais ses amies ne le lui reprochaient pas souvent, l'aidant plutôt à ne pas l'être. Elle adorait les vêtements. Tout ce qui touchait à la mode, elle était au courant. Avec sa meilleure amie, elle créait des vêtements pour les équipes d'Ats du quartier. Elle ne suivait pas la mode, mais la faisait.
Elle était une fille qui aimait être au devant de la scène ...
- Qu'est-ce que c'est ? demanda Tenten.
- Un mail de Sakura voyons !!! s'indigna la blonde.
Elle se campa devant elles et d'un ton impérieux, se mit à lire à voix haute.
"Salut les filles !
Vous allez bien ? J'espère que oui ! Vous savez quoi ? J'arrive samedi à 14h !! J'espère que vous passerez me prendre, c'est le vol CZ405 en provenance de Shanghai avec Gaara !!! Coïncidence ? En tout cas, la chance est avec moi.
Gros bisous à toutes !
Sakura-chann ! "
- Oh mon Dieu ! s'exclama Hinata.
Les autres la regardèrent, abasourdies.
- Qu ... Quoi ?!? demanda-t-elle.
Elles se regardèrent, puis dans un ensemble synchronisé, elles éclatèrent de rire. Leurs rires étaient tellement bruyant et contagieux que même Hinata rigola sans comprendre la raison. Elles restèrent plusieurs minutes ainsi, à se fendre la gueule dans les couloirs de l'établissement. Après s'être calmées, elles se passèrent la feuille pour la lire chacune leur tour. Elles n'y croyaient presque pas. Mais pourtant, c'était écrit noir sur blanc ... Sakura revenait ...
- SAKURA REVIENT !!!! cria Temari en faisant une sorte de danse de la victoire complètement ridicule.
Cette phrase, criée avec force les fit retourner sur Terre. Elle revenait vraiment .... Alors, plus heureuses que jamais, elles se mirent à danser et à crier.
- SAKURA REVIENT !!!! chantonnèrent-elles en riant, sous les regards ébahis de tous les élèves et même des professeurs.
- Sakura-chan revient ?!? demanda une personne qu'elles connaissaient bien, surtout pour une jeune timide.
- SAKURA REVIENT !!!! continua Tenten.
- QU'EST-CE QUE VOUS FAITES DANS LES COULOIRS A CETTE HEURE-CI ?!? cria une voix. LES COURS ONT COMMENCE DEPUIS CINQ MINUTES AU MOINS !!!!
C'est vrai que la sonnerie avait retenti ...
Bah ... une heure de colle, ce n'est pas beaucoup ! Si ? Pour les filles non ...
- EN PERMANENCE !!!! hurla Tsunade à s'en casser les cordes vocales.
En permanence ...
- Elle revient quand ?
- Aujourd'hui à quatorze heures !!!
- Chouette, on n'a pas cours le samedi après-midi. On pourra aller la chercher ! proposa Ino.
- Ouai !!!
- Nous ne serons plus quatre ... murmura Hinata, pour une fois, sans begayer.
Quatre sans notre cinquième ... ce chiffre fétiche flottait dans les esprits de toutes ... Non .. Jamais sans la cinquième ...
Dans l''avion
Deux très longues heures plus tard
- Non sérieux, prend ce sac et vomis tout ce que tu as dans les tripes, lui conseillai-je.
Je mettrais ma main à couper qu'il l'a prit juste pour me faire taire. J'adore les gens comme ça. Avec moi, ils font n'importe quoi pour que je me taise ou pour me faire plaisir. Ah que la vie est belle !
Maintenant, les deux mecs me regardaient avec des yeux ronds comme des billes. Bah, je vais alléger l'ambiance !
- Oh, on ne s'est pas présenté ! Moi c'est Sakura Haruno, ravie de vous rencontrer !
- Heu ... Sai Uchiha, murmura-t-il trop sonné pour parler normalement.
Je sais, je sais. J'adore l'effet que je fais aux garçons. Je raconte tellement de conneries qu'ils en perdent la voix. Mouhahahahah !
- Tu veux mon gâteau ? Bof, j'ai un peu surdosé la chantilly, mais c'est ultra bon. Ca te fera passer l'envie de vomir. Ne t'inquiète pas, c'est moi-même qui a fait ce gâteau !
Du coin de l'oeil, je voyai Gaara hocher la tête en signe de dénégation, et c'est en souriant que je continuais.
- J'ai mis beaucoup de sucre ! Parce que j'adore le sucre ! Pas trop tout de même, pour que vous ne mangez pas que ça. J'ai mis de la farine, avec de l'eau, mais je crois que j'ai oublié les oeufs. J'avoue, j'ai mis trop de levure, mais c'est assez bon quand même. Avec ça, vous pourriez tout évacuer !
- Evacuer ? demanda le voisin.
Gaara leva les yeux de son journal – qu'il lit depuis deux heures je précise ! Je me demande ce qu'il y a de si intéressant, mais bon, c'est Gaara, quoi ... –
- Ouais, ultra efficace. Gaara, mon frérot adoré l'a déjà essayé. Il a passé sa nuit aux toi.. Hmmpuierhf !!!!!!
Traître ! Il m'a coupé au meilleur moment ! C'est vrai quoi ! C'est un scoop non, de savoir que Gaa-chan a passé sa nuit aux toilettes à cause de moi ? Hé oui ! Je suis journaliste à mes temps perdus, et je suis aussi très mauvaise cuisinière ... Mais chut hein ? C'est un gros secret !
Revenons, à nos trois idiots. Depuis tout à l'heure j'essaye d'échaper à l'emprise de Gaara, mais il est trop fort pour moi. Les deux autres nous regardaient avec des yeux globuleux. Si Gaara ne m'étouffait pas, j'aurais volontier rigolé comme une folle. C'est vrai quoi ! On aurait dit des poissons gobeurs de mouches. Dommage que Gaara ne veut plus me prêter son appareil photo depuis que je prends des photos génantes – dites dossiers – de tout le monde.
Je fis « peace » avec mes doigts pour signifier la paix. Oufff ... Il me relâcha. Je lui jetai un regard de reproche, mais il me répondit en me fusillant. Adieu beau monde ... je vais mourir ... Si les regards pouvaient tuer, je serais déjà morte !
Sai et Machin étaient complètement retournés. Un peu crétins quand même je trouve !Qu'est-ce qu'il y a de si intéressant à se faire étouffer ? Bah, je parie qu'ils n'ont jamais vu une folle s'échapper d'un zoo. Je crois que je donne cette impression. C'est ce que Dei-kun dit souvent. J'adore appeler Deidara, Dei-kun, parce que ça sonne comme des cons ahahahah ! Pardon, je commence à rigoler toute seule maintenant.
Vous me croyez folle ? Vous vouliez que je vous réponde ? Hé bien non. Je vous laisse méditer sur cette question. Parfois oui, parfois non. Il faut bien croquer la vie à pleines dents non ? On n'a qu'une vie, alors autant en profiter. Je veux faire tout ce que je veux, au moment présent pour ne pas regretter après. Les regrets sont pour le passé. Tout le monde en a pleins. Moi aussi j'en ai. Mais j'essaye d'y penser le moins possible. Car, cela ne sert à rien. Il faut se tourner vers l'avenir. Mais l'avenir est un nid douillet pour mettre ses rêves qui ne se réalisent pas forcément. Mais mieux vaut cela que rien.
J'aime rêver. Vous savez ce que je rêve ? Pour l'instant, c'est de revoir le plus vite possible mes amies et de faire enfin dégueuler Sai. Non sérieusement, ça fait plus de deux poireaux que j'attends qu'il le fasse ! Il faut que je mette les bouchées doubles !
- Tsss ... Gamin ! soufflai-je.
Il me regarda d'un air assez interloqué. J'aime insulter les autres de ce que je suis moi alors qu'ils ne le sont pas. Hum ... Humour débile.
Donc, je me repositionnai mieux et me dévissai le cou pour me retourner sur Sai et son lapin heu ... ou larbin, comme vous le voulez.
- Heu ... Vous vouliez voir du fromage périmé ?
Burp ...
Aéroport
Ou le lieu des désastres
Et des paumé(e)s de la vie
- Pfff ... Tu vois ce qui est écrit sur la pancarte Ino ?
- Pourquoi, tu ne vois rien ?
- Je te rappelle que je suis myope et que à cause de toi, j'ai oublié de mettre mes lentilles, lâcha sarcastiquement Tenten.
- Oh Ten-chan, je suis désolée, mais je sais que tu es une grasse mateuse endurcie, dit Ino en levant les yeux au plafond.
- Mais moi je voulais dormir !
- Et moi j'avais faim ! ajouta Temari.
- C'est vrai qu'on a pas mangé Ino-chan, murmura Hinata.
- J'ai la dalle qui pèse sur mon ventre
Je veux qu'elle arrive vite et que l'on rentre !
- Temari arrête avec tes rimes de crottes de nez.
- Hé !! Ca c'était méchant ! Mais j'ai trop faim ! Je n'ai rien mangé ! A cause de toi, on a dû quitter la cafète en quatrième vitesse !
Souvenirs de Temari
- On est en retard ! cria Ino.
- Ah bon ?
- Mais c'était à quelle heure ?
- Je ne sais pas, mais on est en retard ! On était sensé partir depuis longtemps !
- Flûte alors !
- Allez ! Bougez votre cul !
- Bouhhhh moi je veux finir de manger, j'ai faim moi !
- Tu aurais dû manger plus vite ! Tu sais très bien qu'elle arrive aujourd'hui !
- J'ai faim !!! suplia Temari.
- Tient tient ! Mademoiselle la Grosse de goinfre encore ? fit une voix nasillarde.
- Moi je mange, au moins je ne suis pas anorexique ! répliqua-t-elle.
- Oui, mais au moins Sasuke fait attention à moi !
- Tsss ... pathétique ! Mettre sa santé en jeu pour plaire. Quand tu te retrouveras à l'hôpital, je me demande ce que tu en penseras. Et puis, Sasuke se fout complètement de toi maintenant ! Il a joué avec toi, c'est finit !
- Non ! Il m'aime toujours !
Temari la regarda un instant. La fille qui se trouvait devant elle était aussi maigre qu'un cure-dent et portait une gros collier à perle qui semblait peser sur son cou. Ses cheveux courts faisaient penser à la tête d'un champignon ... C'est ce que Sasuke devait se dire lui aussi. Un champignon vénéneux qui le colle tout le temps ... Il n'aurait jamais dû jouer avec elle pour ensuite la jetter comme une vielle chaussette.
Sasuke était devenu comme ça au lycée. Même un peu sur les dernières années de collège. Comment résister à une bande de filles en chaleur qui lui tourne autour et qui se jette sur lui à chaque fois ? Surtout qu'il avait ses hormones de mâle à soulager ...
Karin était pitoyable ...
- Tsss ... ça fait pitié là ... Tourna la page, ça ne sert à rien, il aime quelqu'un d'autre.
- Quoi ? Il n'aime personne à part moi !
- C'est se croire le centre du monde, souffla Tenten en buvant son thé.
- Allez ! Stop on y va ! On va être en retard sinon ! cria Ino.
- Oh c'est bon, elle ne va pas nous en vouloir !
Ino lui jeta un regard éloquent.
- Heu si p'être ... murmura-t-elle finalement. On se bouge les filles !
- Ok c'est bon, j'arrive !
- Salut Karin ! dit Hinata qui était de bonne foi.
- Quoi ? Qu'est-ce que vous faites ?
- On part !
- Je veux finir mon sandwich ! s'écria Temari, mais Ino la tira jusqu'à la porte de la cafète. Nooooooooonnnn !!!!
- Sandwich ... murmura Temari dont le ventre gargouillait. Tu es trop méchante, je n'ai pas eu le temps de le finir ...
- Evidemment, on était en retard, à moins que se soit l'avion qui le soit, car je vois treize heures sur ma montre et sur les panneaux aussi. Il y a un bug non ? Elle devait arriver à quelle heure ?
- Heu ... Ce n'était pas quatorze heures ?
- Attends, je ne sais plus.
- Ino, je te promets que si tu nous as fait manquer le déjeuner pour rien, je te trucide ! murmura Temari.
- Mais non ! Ne t'inquiète pas ! rit-elle nerveusement.
- Tema-chan, calme-toi, murmura Hinata, j'ai un bout de pain si tu veux.
- Oh Hina-chan ! Ma seule amie ! Je t'adore !
- Et nous ? s'écrièrent en coeur Tenten et Ino.
- Vous vous n'avez rien pour moi.
- Hé !
- Mais non je rigole. Je vous aime toutes.
- Ah ...
- Mais je préfère Hina-chan, car elle m'a gardé un morceau de pain.
- .... boudèrent-elles.
- Bon, c'est à quelle heure alors ?
- Heu, attends, je cherche la feuille.
- Si tu l'a paumée, on est bonne à chercher pendant trois heures dans cet aéroport !
- Mais non, je dois l'avoir quelque part, souffla Ino en vidant d'un trait son sac à main sur le comptoire d'un accueil.
Il y avait : ses clés, sa carte d'étudiante, ses lunettes de soleil, son parapluie, son paquet de chewing-gum, son stylo fétiche que Hinata lui avait offert, et sa trousse de maquillage qui contenait à elle seule plus d'une trentaine de choses diverses et variées qui se déversèrent.
- Flûte ! Ah enfin ! dit-elle avec un air de triomphe en extirpant un carré blanc ; l'e-mail de Sakura.
- Et bien ... Où est-ce que tu l'as retrouvée ?
- Dans mon miroir de poche, répondit-elle penaude.
Elle déplia le morceau de papier qui avait H.S. (hors service) par un voyage dans sa trousse de maquillage. Au fur et à mesure de sa relecture, elle écarquilla les yeux.
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Temari.
- Ri ... rien ...
- Passe ! dit-elle en lui prenant des mains l'inestimable papier qui signifiait sa mort certaine dans un futur proche.
Temari aussi le relut.
- Ino ... J'espère pour toi que tu pourras courir vite avec tes talons, articula-t-elle soigneusement les mots, avec un air menaçant ...
- heu ...
- Dernière volonté ?
- Ahhhhhhhh je ne veux pas mouriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrrr !!!
A suivre